Faisons une expérience de pensée.
Disons que je suis indemne de toute conception préalable quant à la nature.
Disons que je procède toujours de façon méthodique.
Face à un réel mystérieux, on m’offre un modèle qui rend compte de tout. Appelons cette hypothèse Dieu.
Je constate après vérification que cette hypothèse est en contradiction totale avec le réel.
Elle est donc fausse.
Cette constatation n’est pas une croyance de ma part, c’est une conclusion suite à la mise à l’épreuve de cette hypothèse.
On m’offre une seconde hypothèse qui elle explique partiellement mes constats empiriques et satisfait mes exigences épistémologiques de logique et de cohérence avec les autres hypothèses partielles élucidant d’autres dimensions du réel. Je dispose alors d’une vérité provisoire offrant un degré élevé de probabilité statistique quant à sa concordance avec les faits.
Mon rejet de l’hypothèse dieu n’est absolument pas un jugement a priori, antérieur à toute expérience.
Il n’y a pas équivalence entre la croyance en dieu et la conclusion réfutant cette hypothèse. L’une est déconnectée des faits, l’autre découle de constats empiriques.
Léon Ouaknine
Octobre 2017
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